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vendredi, 10 mars 2006

Le courant d'air

Un très curieux petit poème peu connu de René de Obaldia                                                                                                                                                                                                                               
                                                                                                                                                                - - Maman, Maman viens voir
Maman le canari tombé de son perchoir
Avec un oeil tout gris
et le bec rabougri
et les pattes raidies
tout drôle sans un cri
Vite Maman vite
t'as pas de l'eau bénite
mets ta main il est froid
tout froid dans sa queue de pie
Maman qu'est-ce que tu crois?
- Il est mort mon petit
Je ne peux rien pour lui
C'est comme ta grand-mère
il est monté tout droit au paradis
- D'abord grand-mère est en enfer!
- Hector! ne prononce pas des paroles impies
- Mais comment il est mort Maman
Comment?
- Je ne sais pas, un courant d'air probablement
- Un courant d'air?
Et qu'est ce que ça veut dire la mort
C'est pour rire dis Maman, c'est pour rire
- C'est pour rire, c'est pour rire
Tu ne vas pas pleurer
Mon petit homme, mon petit trois pommes
Mon petit ange, mon petit frisé ...
- Vite Maman, ferme les fenêtres
Il ne faut pas que l'air pénètre
Ferme les portes, les vasistas
Ne laisse pas rentrer le vent
Autrement toi aussi tu vas tomber morte
Sans plus jamais parler
Jamais plus t'envoler
Le bec soudain cloué, les ailes au-dedans
Et pour combien de temps dis Maman
POUR COMBIEN DE TEMPS

23:35 Publié dans Parmi mes auteurs préférés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, littérature, poète, mère, mort, poème | |  Facebook | |  Imprimer

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