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lundi, 24 avril 2006

What a wonderful world

de Georges Weiss / Bob Thiele
 
I see trees of green, red roses too
I see them bloom for me and you
And I think to myself what a wonderful world.


I see skies of blue and clouds of white
The bright blessed day, the dark sacred night
And I think to myself what a wonderful world.


The colors of the rainbow so pretty in the sky
Are also on the faces of people going by
I see friends shaking hands saying how do you do
They're really saying I love you.


I hear babies crying, I watch them grow
They'll learn much more than I'll never know
And I think to myself what a wonderful world
Yes I think to myself what a wonderful world.
Oh Yeah

Si magnifiquement interprétée par le grand Louis Amstrong

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mardi, 28 mars 2006

Trahison

© Jacques Deslandes - texte déposé à la sacem

Quand tu trahis ton ami,
C’est que déjà
Tu es devenu
Ton propre ennemi.

18:45 Publié dans Les Mots que je te dis ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, auteur, littérature, poète, diseur de poème, trahison, ami | |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 11 mars 2006

Tu n’emporteras rien avec toi

De Pierre Béarn (1990)

Homme,
qui que tu sois
tu n’emporteras rien
avec toi.

Homme inhumain par habitude
ou par conviction,
Abel façonné par la vie
en Caïn pour les carnages,
quand donc jetteras-tu
tes masques de peinturlures
tes lauriers de prédateur ?

Tu n’emporteras rien
avec toi

Rien n’était urgent dans la vie
mais tu fus toujours pressé d’écraser
quiconque se mouvait dans d’autres couleurs.

Couleurs de peau, couleurs d’idées,
couleurs de tous les drapeaux coupables,
couleur des uniformes truqués.

Tu n’emporteras rien
avec toi

Iraniens, Irakiens, qu’espérez-vous
sur vos champs puants de pétrole ?
Israéliens, Palestiniens,
n’étiez-vous pas du même sang ?

Et vous mes Africains,
mes rois nègres, mes nomades
des sables quadrillés par les Blancs
pourquoi jaillir en ennemis
hors du feu chantant de vos danses ?
Vous n’emporterez rien
avec vous.

O mes peaux Rouges de l’enfance
mes Arméniens de la vengeance,
peuples bafoués et méprisés
et vous ! coffres-forts de l’aisance
vous n’emporterez rien
avec vous.

Est et Ouest dressés
en face à face dérisoire
où donc prenez-vous vos points cardinaux ?

Vous n’emporterez rien
avec vous.

Policiers et soldats victimes
des voix de l’anonymat,
peuples mal soumis des usines
et vous, mes clochards de la vie
vous n’emporterez rien avec vous.

Hommes déchirés de races
et de convictions ennemis,
Hommes drogués, saoulés d’argent
dans la fermentation des convoitises,
qui donc pourrait vous pardonner
dans l’au-delà ?

Vous n’emportrez rien
avec vous.

Que tu sois né du Christ ou de Lénine
de Mahomet ou de Bouddha
ou d’un ventre mal défini
tu n’emporteras rien
avec toi.

Voir aussi un autre extrait de ses textes "L'hymne à la bête" qu'il a eu la gentillesse de me dédicacer.

00:10 Publié dans Parmi mes auteurs préférés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, poète, littérature, auteur, homme | |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 10 mars 2006

Le courant d'air

Un très curieux petit poème peu connu de René de Obaldia                                                                                                                                                                                                                               
                                                                                                                                                                - - Maman, Maman viens voir
Maman le canari tombé de son perchoir
Avec un oeil tout gris
et le bec rabougri
et les pattes raidies
tout drôle sans un cri
Vite Maman vite
t'as pas de l'eau bénite
mets ta main il est froid
tout froid dans sa queue de pie
Maman qu'est-ce que tu crois?
- Il est mort mon petit
Je ne peux rien pour lui
C'est comme ta grand-mère
il est monté tout droit au paradis
- D'abord grand-mère est en enfer!
- Hector! ne prononce pas des paroles impies
- Mais comment il est mort Maman
Comment?
- Je ne sais pas, un courant d'air probablement
- Un courant d'air?
Et qu'est ce que ça veut dire la mort
C'est pour rire dis Maman, c'est pour rire
- C'est pour rire, c'est pour rire
Tu ne vas pas pleurer
Mon petit homme, mon petit trois pommes
Mon petit ange, mon petit frisé ...
- Vite Maman, ferme les fenêtres
Il ne faut pas que l'air pénètre
Ferme les portes, les vasistas
Ne laisse pas rentrer le vent
Autrement toi aussi tu vas tomber morte
Sans plus jamais parler
Jamais plus t'envoler
Le bec soudain cloué, les ailes au-dedans
Et pour combien de temps dis Maman
POUR COMBIEN DE TEMPS

23:35 Publié dans Parmi mes auteurs préférés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, littérature, poète, mère, mort, poème | |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 12 novembre 2005

Aux fils des mères encore vivantes ...

Voici la conclusion du LIVRE DE MA MERE d'Albert Cohen. Merveilleux petit livre qu'il faut je crois avoir lu un jour dans sa vie.             
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Fils des mères encore vivantes,
n'oubliez plus que vos mères sont mortelles.
Je n'aurais pas écrit en vain,
si l'un de vous, après avoir lu mon chant de mort,
est plus doux avec sa mère, un soir,
à cause de moi et de ma mère.
Aimez-la mieux que je n'ai su aimer ma mère
Que chaque jour vous lui apportiez une joie,
c'est ce que je vous dis du droit de mon regret,
gravement du haut de mon deuil.
Ces paroles que je vous adresse, fils des mères encore vivantes,
sont les seules condoléances qu'à moi-même je puisse m'offrir.
Pendant qu'il est temps, fils,
pendant qu'elle est encore là
Hâtez-vous,
car bientôt l'immobilité sera sur sa face
imperceptiblement souriante,
virginalement.
Mais je vous connais,
et rien ne vous ôtera à votre folle indifférence
aussi longtemps que vos mères seront vivantes.
Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra
et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leur mère,
les fous si tôt punis.

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mardi, 13 septembre 2005

Le métier de mère

Voici un magnifique poème du poète vietnamien Che Lan Vien. Poème écrit en 1966 et que pendant plus de 10 ans, j’ai dit à quelques milliers d’enfants européens à l’occasion de conférences.
 
Hélas, ce poème est peu connu … Pourtant, son titre est magnifique et d’une extraordinaire actualité- mais c’est bien ça précisément la force de la poésie, celle d’être immortelle-, le poème s’appelle « Le métier de mère ».

 

 LE METIER DE MERE      de Che Lan Vien
 
Chez nous, le métier de mère est difficile.
 
Il est d’autres pays où les mères
enseignent à leurs enfants l’amour des fleurs …
Chez nous, il nous faut d’abord leur apprendre
comment on évite les bombes …
 
Il est d’autres pays               
où les mères enseignent à leurs enfants à reconnaître
les sons de la musique et le chant des oiseaux …
 
Ici, il faut leur enseigner la différence entre le grondement
d’un B.52 et celui d’un F.105.
 
Sainte Vierge qui tenez votre enfant dans vos bras depuis 1966 années
Savez-vous que pendant des mois dans mon pays
les mères du Vietnam dorment loin de leur fils ?
 
Il est des temps où les mères
enseignent à leurs enfants le métier d’homme.
 
Il est des temps où il faut faire plus.
Il faut leur apprendre à devenir des héros.

17:10 Publié dans Parmi mes auteurs préférés | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chanson, littérature, poète, guerre, mère, poésie | |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 27 août 2005

Un Poète (Boris Vian)

Un poète
C'est un être unique
A des tas d'exemplaires
Qui ne pense qu'en vers
Et n'écrit qu'en musique
Sur des sujets divers
Des rouges ou des verts
Mais toujours magnifiques.


La vie c'est comme une dent

La vie, c'est comme une dent
D'abord on y a pas pensé
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ça vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et on s'en soucie
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie


Pour en découvrir plus, voir le site le petit cahier du grand Boris Vian

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lundi, 25 juillet 2005

Les souvenirs de la pauvre Terre

de Nasrine Daftartchi
(jeune étudiante iranienne de 22 ans qui m'a adressé ce beau poème via internet)


Face à tous les cataclysmes qui n'arrêtent plus de frapper avec une violence inouïe aux 4 coins de la planète, ce poème prend vraiment une résonnance de plus en plus particulière.

medium_Kayopo.jpg


Je m'appelle Terre

Je suis née hier
Ou peut-être avant hier
Mais bon cela ne change rien
De ce que j’ai perdu de bien

J'ai une douleur dans mon cœur
J'ai même perdu ma sœur
Elle s'appelait l’air pur
Elle avait un chagrin dur

Elle s'envolait partout
Et me partageait tout
Tu sais ce que c’est le pire ?
C’est que ces chagrins n'empirent

Quel est donc le pourquoi?
Je t'avais tout donné de moi
Pour toi la beauté admirée
Mais bon je me suis trompée !!!

J'ai abrité l'homme
J’étais son royaume
Je l'ai porté et embrassé
J'ai ouvert mes bras pour le caresser
 
Non seulement j’ai tout perdu
Mais désormais je suis foutue
Gare à toi l'homme rebelle
Gare à toi l'homme rebelle

J'ai un chagrin dur
Je vais me tuer j'en suis sûre
Et pour me débarrasser de lui
Je m'enfuie mais m'ennuie ...

Je regrette le passé
Des jolis jours effacés
Gare à toi l'homme rebelle
Gare à toi l'homme rebelle
 
Je me suis sacrifiée pour toi
Je t'avais choisi comme Roi
Et toi en récompense
Tu as voulu mon absence

Gare à toi l’homme rebelle

Alors, je te donnerai la leçon
Qu'il fallait respecter mes dons
Voilà c'est bien décidé
Cherche-toi une idée

Pour le reste de ta vie
Il faudra te trouver un abri
Gare à toi l’homme rebelle
Gare à toi l’homme rebelle


Et pour continuer à découvrir l'univers de Nasrine, voici son blog ainsi que celui de ses amis de l'université de Tabriz http://www.azadunifr.blogspot.com/, tous passionnés par la langue française et ses auteurs.

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vendredi, 15 avril 2005

Les oiseaux de passage

de Jean RICHEPIN (1849-1926)

C'est une cour carrée et qui n'a rien d'étrange :
Sur les flancs, l'écurie et l'étable au toit bas ;
Ici près, la maison ; là-bas, au fond, la grange
Sous son chapeau de chaume et sa jupe en plâtras.

Le bac, où les chevaux au retour viendront boire,
Dans sa berge de bois est immobile et dort.
Tout plaqué de soleil, le purin à l'eau noire
Luit le long du fumier gras et pailleté d'or.

Loin de l'endroit humide où gît la couche grasse,
Au milieu de la cour, où le crottin plus sec
Riche de grains d'avoine en poussière s'entasse,
La poule l'éparpille à coups d'ongle et de bec.

Plus haut, entre les deux brancards d'une charrette,
Un gros coq satisfait, gavé d'aise, assoupi,
Hérissé, l'œil mi-clos recouvert par la crête,
Ainsi qu'une couveuse en boule est accroupi.

Des canards hébétés voguent, l'oeil en extase.
On dirait des rêveurs, quand, soudain s'arrêtant,
Pour chercher leur pâture au plus vert de la vase
Ils crèvent d'un plongeon les moires de l'étang.

Sur le faîte du toit, dont les grises ardoises
Montrent dans le soleil leurs écailles d'argent,
Des pigeons violets aux reflets de turquoises
De roucoulements sourds gonflent leur col changeant.

Leur ventre bien lustré, dont la plume est plus sombre,
Fait tantôt de l'ébène et tantôt de l'émail,
Et leurs pattes, qui sont rouges parmi cette ombre,
Semblent sur du velours des branches de corail.

Au bout du clos, bien loin, on voit paître les oies,
Et vaguer les dindons noirs comme des huissiers.
Oh ! qui pourra chanter vos bonheurs et vos joies,
Rentiers, faiseurs de lards, philistins, épiciers ?

Oh ! vie heureuse des bourgeois ! Qu'avril bourgeonne
Ou que décembre gèle, ils sont fiers et contents.
Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ;
Ca lui suffit, il sait que l'amour n'a qu'un temps.

Ce dindon a toujours béni sa destinée.
Et quand vient le moment de mourir il faut voir
Cette jeune oie en pleurs : " C'est là que je suis née ;
Je meurs près de ma mère et j'ai fait mon devoir. "

Elle a fait son devoir ! C'est à dire que oncque
Elle n'eut de souhait impossible, elle n'eut
Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque
L'emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu.

Elle ne sentit pas lui courir sous la plume
De ces grands souffles fous qu'on a dans le sommeil,
pour aller voir la nuit comment le ciel s'allume
Et mourir au matin sur le coeur du soleil.

Et tous sont ainsi faits ! Vivre la même vie
Toujours pour ces gens-là cela n'est point hideux
Ce canard n'a qu'un bec, et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir ou bien d'en avoir deux.

Aussi, comme leur vie est douce, bonne et grasse !
Qu'ils sont patriarcaux, béats, vermillonnés,
Cinq pour cent ! Quel bonheur de dormir dans sa crasse,
De ne pas voir plus loin que le bout de son nez !

N'avoir aucun besoin de baiser sur les lèvres,
Et, loin des songes vains, loin des soucis cuisants,
Posséder pour tout cœur un viscère sans fièvres,
Un coucou régulier et garanti dix ans !

Oh ! les gens bienheureux !... Tout à coup, dans l'espace,
Si haut qu'il semble aller lentement, un grand vol
En forme de triangle arrive, plane et passe.
Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du sol !

Les pigeons, le bec droit, poussent un cri de flûte
Qui brise les soupirs de leur col redressé,
Et sautent dans le vide avec une culbute.
Les dindons d'une voix tremblotante ont gloussé.

Les poules picorant ont relevé la tête.
Le coq, droit sur l'ergot, les deux ailes pendant,
Clignant de l'œil en l'air et secouant la crête,
Vers les hauts pèlerins pousse un appel strident.

Qu'est-ce que vous avez, bourgeois ? soyez donc calmes.
Pourquoi les appeler, sot ? Ils n'entendront pas.
Et d'ailleurs, eux qui vont vers le pays des palmes,
Crois-tu que ton fumier ait pour eux des appas ?

Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
L'air qu'ils boivent feraient éclater vos poumons.

Regardez-les ! Avant d'atteindre sa chimère,
Plus d'un, l'aile rompue et du sang plein les yeux,
Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère,
Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.

Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,
Ils pouvaient devenir volaille comme vous.
Mais ils sont avant tout les fils de la chimère,
Des assoiffés d'azur, des poètes, des fous.

Ils sont maigres, meurtris, las, harassés. Qu'importe !
Là-haut chante pour eux un mystère profond.
A l'haleine du vent inconnu qui les porte
Ils ont ouvert sans peur leurs deux ailes. Ils vont.

La bise contre leur poitrail siffle avec rage.
L'averse les inonde et pèse sur leur dos.
Eux, dévorent l'abîme et chevauchent l'orage.
Ils vont, loin de la terre, au dessus des badauds.

Ils vont, par l'étendue ample, rois de l'espace.
Là-bas, ils trouveront de l'amour, du nouveau.
Là-bas, un bon soleil chauffera leur carcasse
Et fera se gonfler leur cœur et leur cerveau.

Là-bas, c'est le pays de l'étrange et du rêve,
C'est l'horizon perdu par delà les sommets,
C'est le bleu paradis, c'est la lointaine grève
Où votre espoir banal n'abordera jamais.

Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !
Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu'eux.
Et le peu qui viendra d'eux à vous, c'est leur fiente.
Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux.


Jean RICHEPIN (1849-1926) (Recueil : La chanson des gueux)

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jeudi, 24 février 2005

Archives du Poète

Jacques Deslandes est membre de la Société des Poètes Français et de la Sacem à titre d'auteur-compositeur depuis 1978.

Vous trouverez ci-après des témoignages et autres dédicaces d'auteurs célèbres (dont Hervé Bazin, Armand Lanoux, Pierre Béarn, ...) ainsi que plusieurs articles de presse consacrés à Jacques Deslandes pour sa poésie sous forme de diaporama.


Pour mieux les consulter, vous pouvez également cliquer sur l'icône Archives du Poète dans la rubrique albums Photos.

17:00 Publié dans Ma Vie en poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auteur, diseur, poésie, témoignage, poète, littérature | |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Biographie

PLUSIEURS VIE EN UNE OU L'HISTOIRE D'UN POETE, ... COMEDIEN, ... JURISTE, ... FOU DE CUISINE ...

LE POETE

1947 : Le 12 Mai, Jacques Maidon dit Deslandes, fils d'Yves Maidon et d'Hélène Deslandes, naît à Coulonges-sur-l'Autize dans les Deux-Sèvres, 5ème d'une famille de neuf enfants.

1950 : Enfant précoce, il monte sur scène, pour la première fois, à l'âge de deux ans et demi. Lors d'un spectacle d'enfants à Niort, il tient le rôle comique de "l'arroseur arrosé" et obtient un gros succès. Dès lors, on lui demandera chaque année de monter un nouveau numéro.

1956-1958 : Il dirige l'édition du journal "Les échos liés" à l'école Ferdinand Buisson, dont la pédagogie s'inspire des principes de "l'école moderne" de C. Freinet.

1957 : Reconnu pour son talent scénique, il se voit confier par les autorités de la ville de Niort, un petit théâtre pour y créer et diriger des spectacles. Il écrit notamment des adaptations d'Hugo, d'Aristophane, de Sophocle, de Banville ...
Sa mère, militante féministe, l'amène régulièrement sur une île des Charentes où il rencontre Messali Hadj, prophète de la libération du Monde arabe et prisonnier politique de la France. Cet homme merveilleux le prenait sur ses genoux, et après avoir longuement parlé avec sa mère, l'initiait à l'Histoire du Monde, ce qu'on appelle aujourd'hui la géo-politique.

1960 : Il rejoint le lycée de Talence à Bordeaux pour apprendre le russe. Langue qu'il maîtrise très vite et très naturellement comme s'il s'agissait d'une "langue maternelle oubliée". Ce qui lui vaudra dès le second trimestre un premier prix de russe et une rencontre inédite avec Krouchtchev, Président de l'URSS, lors de sa visite officielle à Bordeaux.
Par ailleurs, ne supportant pas le pensionnat, il est hébergé à Pessac dans une famille de cosaques djiguites qui l'adopte véritablement comme l'un des leurs.

1961 : Il écrit un texte de prose poétique intitulé "Verdun", qui relate un dialogue entre un fils et son père déserteur, en relation avec les rébellions de soldats qui eurent lieu en 1917 suite à la révolution russe, et qui furent réprimées dans le sang à coup de pelotons d'exécution expéditifs. Ce texte pacifiste lui vaudra d'être remarqué et devenir "le protégé" d'André Malraux, illustre Ministre de la Culture de De Gaulle.

1962 : Il passe en auditeur libre son Baccalauréat 1ère partie.
Il y obtient les meilleures notes en France en français et en Latin, mais décline la proposition qui lui est faite, de préparer l'entrée à l'École Normale Supérieure.

1962-1964 : Sous la houlette de Malraux, il devient Ambassadeur de la Culture française dans toute l'Europe comme diseur de poèmes. Il participe ainsi à plusieurs tournées de récitals poétiques en Allemagne, dans le cadre du rapprochement Franco-allemand. Il est l'élève de Jean Chevrin (secrétaire de Louis Jouvet) au Conservatoire d'Arts Dramatiques de Rouen. Il y fêtera la tenue de son 1000 ème récital.

 1965 : A Paris, Il rencontre Jacques Brel pour lui demander la permission de dire ses chansons comme des poèmes et Jean Lumière, qui l'initie à son grand savoir sur l'Art de la Diction.

1966-1968 : Il réalise de multiples tournées de récitals et de conférences de Poésie, "Cinq Siècles de Poésie Française", organisées par les Alliances Françaises et la Direction des Écoles du Danemark, de Suède et de Norvège. Il devient responsable des courts d'Arts Dramatiques au Théâtre d’Aarhus au Danemark.

1968 : Retour en France. Dans le cadre de la Tournée Travail et Culture organisée par le parti communiste français, il effectue 70 récitals d'"Une Vie d'homme". Il fait également partie de la troupe de "Théâtre et Culture" pour des tournées en France et en Europe.

1969-1972 : Il est pensionnaire dans plusieurs cabarets parisiens : au Tire-Bouchon, au Caveau de la Bolée, au Marais, Chez George, à l’Échelle de Jacob, à l'Écluse, au Tire Bouchon, à la Mutualité … Récitals dans les MJC, foyers Culturels, etc ... Il y côtoie entre autres Bernard Dimey, Jacques Debronckart, Bernard Lavilliers, ...

Il effectue aussi des animations "Poésie à la Carte" en milieu scolaire, réalisées en collaboration avec les enseignants de la Seine Saint-Denis. Il faut dire qu'à l'époque, il connaît par coeur pas loin de 3000 poèmes.
Il tourne dans 7 films dont 
"François Malgorn" de Yves André Hubert et "La Polonaise" d'Henri Spade et (Filmographie). Film dans lequel il joue le rôle de Stanislas en langue polonaise, traduite en voix off par Loumi Iacobesco. Ce qui fût du plus bel effet, mais lui valu ensuite quelques difficultés auprès de certains metteurs en scène qui pensaient qu'il lui fallait un permis de travail pour être engagé ...

1971 : Il met en scène le dernier tour de chants de la grande Viviane Romance à Paris.

1972 : Il participe au "Centenaire Paul Fort" aux côtés de Georges Brassens, Pierre Fresnay, et Armand Lanoux de l'Académie Goncourt, à la télévision, dans les Maisons de la Culture et dans les principales cathédrales françaises.

1973 : En Septembre-Octobre, il fait Bobino avec les Frères Jacques et Cora Vaucaire ; trois fois un quart d'heure de poèmes extraits d'"Une Vie d'homme".Il collabore à la mise en scène du tour de chant de Cora Vaucaire au Théâtre de la ville.
Félix Vitry le lui avait promis. Pour la 1ère fois, la "Poésie A Cappella" est entrée au Music-Hall;Dès le 1er soir, Jacques Dubourg, le sonorisateur et éclairagiste d'Edith Piaf vient le voir dans sa loge et lui demande de l'autoriser à faire gratuitement ses éclairages. Il griffonne quelques uns de ses textes sur un bout de papier et Jacques Dubourg aussitôt s'est mis au travail.Ce fût magnifique!

1973-1974 : Il participe à la radio de façon hebdomadaire aux émissions poétiques « Le fil rouge » et « Piste rouge » de Luc Bérimont, Pierre Seghers et Bernard Gandrey-Rety et à la télévision aux émissions « Récital » et « Club des Poètes ». 
Il créé les conférences récitals :
- "Poésie à la carte",
- "Écoute, Rêve et Peins",
- et "Un jour, un poète", ce qui l'amène entre autres à collaborer à une thèse à la Sorbonne sur le poète Henri Pichette.

Délégué par l'Académie Goncourt et le Ministère français des Affaires Culturelles auprès de la ville de Troyes pour la réalisation du Printemps de Troyes , il organise la première Bourse Goncourt du récit historique ainsi que le jumelage du Prix Apollinaire et du prix Goncourt de la Poésie, sous la direction de :
Hervé Bazin , Président de l'Académie Goncourt de 1958 à 1996,
- Armand Lanoux, Secrétaire de l'Académie Goncourt de 1969 à 1983,
- Jean Mistler, Secrétaire perpétuel de l'Académie Française
- et Robert Mallet, Chancelier des Universités et Recteur de la Sorbonne.

Léopold Sédar Senghor, Poète-Président de la République du Sénégal fût le récipiendaire d'honneur de ce Prix.
Pendant toute cette période, il aura l'honneur suprême de partager le repas des Académiciens Goncourt Chez Drouant, avec les couverts du poète Pierre Mac Orlan ...

1975-1979 : Il s'établi en Bretagne, où il est nommé Directeur du Centre des Arts et de la Culture de Concarneau. Il y monte plusieurs spectacles et expositions ("Les animaux sauvages en Bretagne", "Les vieux outils ") et collabore notamment avec Jacques-yves Cousteau et le Musée Océanographique de Monaco pour l'élaboration d'une exposition sur les baleines.

1976 : " La Résistance et ses Poètes " d'après le livre de Pierre Seghers, principalement en milieu scolaire.

1977 : " Centenaire Max Jacob " à Quimper

1978 : " Humorage à Prévert ", théâtres et scolaires. Il devient également membre de la SACEM à titre d'auteur-compositeur.

1981 : Tournées Une Vie d'homme et Poésie à la carte dans le Nord de la France, Paris et Belgique

1982 : Création des récitals de la collection "Les Grands Chants des Hommes", et conception d'un 33T que, perfectionniste, il refusera de publier.
Création de " Poèmes pour rire et pour rêver ", récital destiné aux élèves du primaire.

1980-1986 : Il poursuit ses récitals de Poésie dans des centaines de collèges et de lycées à travers l'Europe et se lance en Affaires et dirige jusqu'à onze magasins de prêt à porter en Bretagne.

Par la suite, il ne cesse d’écrire de la Poésie … qui pour l’instant attend son heure pour être publiée. Membre de la Sacem à titre d'auteur-compositeur et de la Société des Poètes Français, "Festina lente" est sa devise juridique préférée, elle signifie en clair "DÉPÊCHE TOI LENTEMENT"...


LE JURISTE
Parallèlement, à ses activités professionnelles, il entreprend à partir de 1991 des études de Droit. D'abord à l'Université de Bordeaux, où il obtient un DEUG de Droit, une licence en Droit privé et une maîtrise en Droit civil et en Droit des affaires sous la direction de Mr le Professeur Jean Hauser.
Puis, toujours poussé par son désir d'aller au fond des choses, il se rend à l'Université de Poitiers, pour obtenir en 1996, une Maîtrise de Droit Pénal, option Droit Pénal International et un Certificat de Sciences Criminelles sous la direction de Mr le Professeur Jean Pradel.

LE CHEF CUSINIER
Dans les années soixante, il côtoie sur les plateaux de la télévision française, le grand cuisinier Raymond Oliver qui officie depuis 1957, avec la speakerine Catherine Langeais, les 1ères émissions de cuisine en direct. C'est là que naît sa passion de la cuisine, entre deux séances d'enregistrement de poèmes, le grand Chef l'invite à manger ses créations et lui montre ses tours de main ...

1986 : Il créé son 1er restaurant, Crêperie-Grill, "La Bolée" à Biscarosse.
Son plus proche voisin, Jean-Paul Euloges, 1er Maître saucier de France, l'initie par amitié, aux secrets de la conception de ses sauces.
 

1991 : Il devient propriétaire du Domaine de La Perrière, près de Bordeaux, où il développe une cuisine gastronomique du terroir.

1997 : Pour la naissance de son fils Glenn, il créé dans une vieille maison bretonne un restaurant-crêperie nommé "Ty Glenn", à la Pointe du Raz.

2001 : Avec sa femme Nathalie, il crée au Québec "L'Amour de la Table Inc." dont l'établissement de Cap Rouge est aussitôt sélectionné fin 2002 par le magazine "En Route" d'Air Canada comme faisant partie des 28 meilleurs nouveaux restaurants au Canada.

 
14 Septembre 2007
Jacques nous a quittés, après avoir mener un dur et inégal combat contre la pernicieuse maladie qui l'a emporté. Il laisse un vide immense dans nos têtes et dans nos coeurs. Mais le son pénétrant de sa voix de poète demeure ainsi que ses textes si poignants et si inspirés ... Pour nous rappeler que la vie est belle même si parfois le désespoir l'emporte parce qu'on la voudrait meilleure et surtout moins injuste.

jeudi, 27 janvier 2005

On tue, d'un bout de la terre à l'autre, On tue

Commémoration des 60 ans de libération du camp de concentration d'Auschwitz

En ce jour essentiel du souvenir de l'horreur engendrée par les nazis, souhaitons comme Simone Veil qu'enfin, "le plus jamais ça" devienne "réalité" dans "un monde fraternel".
Voici l'un des dizaines et dizaines de milliers de poèmes retrouvés griffonnés dans les camps de concentration.
C'est drôle, il y avait aussi plein de recettes de cuisine.
L'auteure, Arlette Humbert-Laroche, morte à 26 ans au camp de Bergen-Belsen, serait sûrement devenue l'une de nos plus grandes poétesses françaises.
L'ignominie des hommes ne l'aura pas permis.


ON TUE

On tue,
d'un bout de la terre à l'autre,
On tue,

On tue sur la mer,
La nuit on peut voir
Dans l'énorme et indifférente solitude
de l'eau
Les cadavres
Qui ont encore leurs dernières larmes
A leurs faces de linge
Tournées vers le ciel noir.

On tue aux courbes fleuries des fleuves,
On tue aux flancs chauds des montagnes,
On tue dans les villes où le tocsin qui sonne
Crie la douleur des dômes saignants
Et des cathédrales éclatées.
Là, depuis des siècles, des siècles on a travaillé,
Mais la terre est soudain devenue
Une éponge monstrueuse
Buvant la longue patience des hommes.

Partout la peur, la nuit, la mort.

Pourtant, le soleil est là.
Je l'ai vu ce matin
Jeune, fort, exigeant.
Il ruisselait sur les toits
Il mordait au coeur des arbres,
Il empoignait la ville aux épaules
Et réclamait de la terre son réveil.

Il est là.
Il est au fond de toutes choses
Et, devant ce monde qui s'entrouvre, s'affaisse et se replie
Il y a la mystérieuse et latente énergie
Qui refuse les ténèbres
Et ne veut pas qu'on tue la vie.

17:35 Publié dans Parmi mes auteurs préférés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, auteur, camp de concentration, poème, tuer, poésie | |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |